
Papeete, le 26 février 2009
Le 10 février 2010, à 12H36 GMT, les autorités de l’Etat en Polynésie française ont été informées que le navire chimiquier SICHEM OSPREY s’était échoué sur l’île de Clipperton à la vitesse de 16 noeuds. Clipperton est située à 1 280 kilomètres du Mexique, terre la plus proche.
Le navire de 170 mètres de long, battant pavillon maltais, transporte 22 500 tonnes de cargaison dont 10 500 tonnes de Xylène, produit toxique et inflammable, 6 000 tonnes de suif et 6 000 tonnes d’huile de soja. Le navire échoué sur une longueur de 97 mètres est de construction récente, avec double coque, et il n’y a à ce jour aucune fuite de produit ni aucune pollution.
Le Haut-Commissaire de la République en Polynésie française, a mis en demeure l’armateur de faire cesser le danger représenté par le navire, sa cargaison et ses produits de soute avant le 15 mars 2010. Une société de secours et d’assistance a été mandatée par l’armateur pour coordonner le déséchouement. Les experts de cette société ont été acheminés sur zone par hydravion le 18 février 2010.
Plusieurs remorqueurs, affrétés par la société d’assistance, ont participé depuis le 13 février à des tentatives de déséchouement dans des conditions délicates. Si le navire a pu reculer de 15 mètres il y a quelques jours, toutes les tentatives de remorquage ultérieures pour remettre le navire à flot ont été infructueuses. La France a immédiatement détaché un bâtiment de la Marine nationale avec un hélicoptère.
La frégate Courbet est arrivée sur zone ce matin, 26 février sur les lieux de l’échouement avec une équipe d’évaluation des opérations, mandatée par le Haut-Commissaire (dont un expert antipollution du CEPPOL et un « salvage master » de la société Bourbon). Cette équipe a été hélitreuillée ce matin à bord du SICHEM OSPREY et confirme que les opérations en cours se déroulent conformément au plan initial de remise à flot. Les conditions météorologiques sont bonnes.
Une enquête préliminaire a été ouverte pour infraction au code disciplinaire et pénal de la marine marchande et pour mise en danger de la vie d’autrui. A ce titre, un officier de police judiciaire de la gendarmerie maritime, embarqué sur le Courbet, a commencé les auditions du capitaine et de l’équipage.
L’équipe d’experts français a confirmé que la situation était stable, les opérations restant sous la responsabilité de la société d’assistance. Des navires de pompage et de transfert de la cargaison sont attendus en début de semaine prochaine pour alléger le navire en vue de procéder à de nouvelles tentatives de remorquage, à la faveur des marées de fin de mois A ce stade de l’enquête, il n’est pas possible de se prononcer sur les raisons de l’échouement.


